Economie

économie1Environ 76% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Haïti fait parties des 10 pays les plus pauvres du monde. Les difficultés économiques d’Haïti ont pour principales causes la corruption, les régimes dictatoriaux avec leurs coups d’Etats et les mauvais choix économiques des gouvernements précédents.

La population active d’Haïti s’élève à trois millions de personnes, dont 42% de femmes, et le taux de chômage atteindra bientôt les 65%. 4 sur 5 Haïtiens doivent vivre avec moins de 2$US par jour. La famille vivant à l’étranger et les agences d’aide non gouvernementales constituent les principales sources d’aide pour bien des Haïtiens. Les 2 % de la classe riche se partagent 44% du revenu national.

La monnaie nationale est la Gourde Haïtienne (HTG), 100 gourdes = 2 euros.
La poussée démographique force fermiers à se consacrer à une agriculture domestique de subsistance ou au mieux destinée à la consommation locale, tels le maïs, le riz, les bananes, les haricots et les fruits. La plupart des fermiers élèvent quelques chèvres, bovins ou de la volaille, qui servent comme «compte d’épargne» pour payer un mariage, des frais médicaux, l’école ou les graines de semence.

L’industrie est concentrée à Port-au-Prince et se limite à la production de balles de baseball, de composantes électrique et de vêtements, et surtout à la transformation de produits importés; elle emploie environ 5% de la population active.

économie4Le secteur des services représente environ 30% avec toutes les épiceries établies par des petits « commerçants » locaux. Environ 80 % du réseau routier sont en très mauvais état, pas du tout asphaltées, et incarrossables pendant la saison des pluies. Les troubles politiques des années 1980 ont fait disparaître presque toute sorte de tourisme.

André ne connaît pas son vrai nom, ni son âge. Sa mère est décédée, son père ne peut s’occuper de lui – il a été envoyé vivre dans une autre famille dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais il se trouve dans une situation bien pire: premier debout, dernier couché, il accomplit des corvées ménagères sans être payé, sans rien à manger, ni endroit où dormir. Il est un «restavek», un enfant esclave, comme environ 8% des enfants du pays. (basé sur les statistiques d’Unicef 2006)