Education

éducation3Plus de la moitié de la population haïtienne est analphabète.

Avec des taux d’alphabétisation d’environ 52% et de 40% pour les 15 à 24 ans, l’école représente le seul espoir pour les familles pauvres.

Alors que le taux d’inscription est de 67% à l’école primaire, moins de 30% des élèves inscrits en première année poursuivront leurs études jusqu’à la sixième année.

En Haïti seulement 10% de toutes les écoles sont des écoles publiques dépendantes de l’Etat Haïtien. Les autres écoles appartiennent au secteur dit «informel», elles ne sont régies par aucune loi, et dépendent soit d’ordres religieux ou d’ONG étranges ou de personnes privées. (Unicef 2006)

C’est le faible et le mauvais engagement de l’Etat à travers l’histoire, par rapport à sa mission de scolariser l’ensemble de la population, qui a conduit à ce scandale éducatif unique au monde. Ou bien les chefs d’Etat n’avaient des soucis que pour défendre leur pays contre d’éventuels opposants, ou bien ils forçaient les directeurs d’écoles publiques à augmenter le nombre d’élèves par classe.

Depuis, l’éducation relève d’un bizness très lucratif. N’importe qui peut créer son école et se nommer «professeur» et accueillir le maximum d’élève dont les parents devront payer un droit d’entrée, des frais de scolarité qui exigeront de gros sacrifices de leur part. Mais la qualité d’un tel enseignement est souvent déplorable.

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D’autre part l’absence de moyens financiers est un obstacle majeur au développement du système éducatif haïtien. Ainsi le développement de l’éducation dépend presque exclusivement de sources de financement externes.

Beaucoup d’enfants partent avant la levée du jour pour se rendre à l’école, à pied, en tap-tap ou à dos d’âne. L’après-midi on rencontre des enfants étudiant leurs leçons dans la rue, ce qui témoigne de leur grande volonté d’apprendre.