Emigration

Plus de 2 millions d’Haïtiens vivent à l’extérieur de leur pays.

Depuis les années 1930, l’exode de la population haïtienne vers Cuba, l’Amérique du Nord, les Antilles ainsi que quelques pays européens n’a cessé de croître. Sur une population de 8.400.000 habitants, 25% vivent actuellement en dehors de leur pays natal (=diaspora haïtienne).

La raison qui les pousse à vivre hors de leur pays, c’est l’espoir de trouver un travail stable et mieux rémunéré à l’étranger et le fait de ne plus vouloir vivre sous un régime dictatorial et mal organisé.
Mais pour pouvoir émigrer dans un autre pays, il faut de nos jours un visa du pays destinataire qui leur accorde de vivre là-bas. Or, les Etats-Unis, ni les pays européens ne veulent leur accorder ces visas de crainte qu’ils émigrent en foule sans avoir de quoi vivre et sans avoir un abri. La seule possibilité qui leur reste, c’est de fuir clandestinement.

boatpeople

Ainsi il y a plusieurs possibilités de « quitter » le pays :

  • Des passeurs malhonnêtes attirent chaque année plus de 20.000 Haïtiens à franchir la frontière de la République Dominicaine en leur promettant des salaires réguliers et des meilleures conditions de vie. Ces Haïtiens sont ensuite envoyés vers des domaines sucriers immenses où ils vont effectuer la «zafra» (=la récolte) pendant quinze heures par jour. Ils gagnent à peine de quoi subsister, le salaire moyen étant de moins de 1,60€ par tonne récoltée. Il leur est impossible de retourner en Haïti puisque les passeurs leur ont confisqué leurs papiers lors du passage. Il s’agit d’un véritable «esclavage moderne».
  • Souvent des Haïtiens tentant de fuir leur pays, versent des fortes sommes à des trafiquants sans scrupules pour pouvoir participer à des traversées clandestines et dangereuses de la mer.

Durant le voyage, ces «boat people» doivent faire face à des conditions inacceptables : famine, froid, risque de noyade et bateaux surchargés. Un grand nombre d’émigrants ne survivent pas un tel voyage.